Juana la loca     1995

Nouveau métissage de l’Espagne et de l’Amérique latine. C’est une pièce du colombien Heriberto López Pérez, à un seul personnage : la mère de Charles Quint, Jeanne la Folle. Dans une mise en scène extraordinaire, l’actrice, Luz Stella Garcia, était fixée par son ample robe blanche  mousseuse aux quatre coins de la scène. Six toiles ont pris naissance de ce blanc carcéral. Comme celles de Terra Nostra avaient été provoquées par le noir.

                                                                                                                     Sus labios, 1994, acrylique sur toile, 72x86cm 

Vents     1995 - 1996

Les poèmes de  Saint-John Perse opèrent un vaste balayage. De grands vents purificateurs éventrant les bibliothèques dispersent la stagnation livresque, ouvrent les poumons sur l’air pur : « Et ne voilà-t-il pas déjà toute ma page elle-même bruissante ? » La peinture allait-elle entreprendre des toiles quasi vides, associées au grand renouvellement ? Après incubation, le projet prit une autre allure. Chacune des toiles recopie au complet un des vingt-six poèmes, courts et longs. Cela donna des superpositions, où les jambages de surface enfouissent les mots sous-jacents, remplacent le vieux par du neuf, détruisent et rafraîchissent. Dans des climats colorés tous différents, avec des émergences verbales dans le tissu graphique.

Et ne voilà-t-il pas déjà toute ma page elle-même bruissante ?,1995, acrylique sur toile, 72x96cm

 

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