Suite Espagnole     1985  

L’Espagne croise dans une succession de chocs secs la raison et le délire.  Elle tient vie et mort ensemble, face à face, face à faciès. Cette cohabitation engendre un mélange de  magnificence et de dérision. C’est celle de don Quichotte et Sancho Panza. Et aussi du Greco, de Velasquez, Goya, Dali. Du flamenco, de la corrida, de l’Escurial. Cette fracture a traversé une vingtaine de toiles et papiers.

 

 

Don Quichotte s'apprête au massacre de trente moulins à vents, version de minuit, 1985, vinyle et acrylique sur toile, 214x186cm 

photo Philippart

 

Le Paradis de Dante (séries 1, 2 et 3)     1985 - 1986   

Défi visuel par excellence que la lumière  au cours des trente-trois  chants du Paradis. Dès le début elle est d’un éclat insoutenable, pourtant elle monte de chant en chant. Ce que les astuces du langage pouvaient apporter au poète faisait défaut au peintre. L’entreprise a été vécue comme une sorte d’effraction du crâne de l’auteur. Epouser son mystère sans le comprendre. Et voir. Même aventure pour la vitesse, qui chez Dante croît constamment. Une première série de 33 chants a entrepris la couleur sur papier et sans les visages, évoqués seulement par les initiales des prénoms : D pour Dante, B pour Béatrice. La deuxième série s’est risquée aux visages, mais à l’encre de Chine. La troisième a réuni sur toile visages et couleur.

Chant 22, Un groupe d'élus entraîne Dante et Béatrice vers le ciel des Etoiles fixes, 1985, techniques mixtes sur papier, 50x65cm

photo Philippe De Gobert

 

  Chant 12, Ciel du Soleil, Saint Dominique, athlète de la doctrine, 1986, encre de Chine sur papier, 57x76cm  photo Philippe De Gobert

  Chant 29, Ciel des Etoiles fixes, Béatrice explique la création des substances, 1986, acrylique sur toile, 92x102cm   photo Philippe De Gobert

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