Cien años de Soledad    1992 - 1993  

Le colombien García Márquez  a fait le récit inoubliable des cent années de Macondo, village ceinturé de sierra, de marécages et de forêt équatoriale. Le fondateur  y entretient l’âge d’or, tout en restant hanté d’ouverture sur le monde, lequel lui parviendra d’abord à travers les gitans, l’illusionnisme, les chimères alchimiques, voire la science. Et Buendía redécouvre à lui seul  que la terre est « ronde comme une orange ». 

Ses  nombreux descendants  s’accommodent d’un ou deux prénoms, dans l’embrouillaminis desquels chacun vit au superlatif. Le peintre n’a pu quitter ces héros envoûtants sans en poser vingt-quatre sur papier pour les voir, physiquement, avec leur destin sur le visage. 

José Arcadio el mayor, 1992, techniques mixtes sur papier, 50x65cm         José Arcadio Buendía, 1992, techniques mixtes sur papier, 50x65cm

 

Salammbô     1993 -1995

Il s’agit pour le peintre d’une étape importante. Sa lecture de Salammbô datait de plus de trente ans, et s’était incrustée dans sa mémoire comme une pierre volcanique restée chaude. Flaubert fait rayonner l’épaisseur. Les événements et les états d’âme se construisent, tellement riches qu’ils emprisonnent le lecteur, pantelant sous l’accumulation, captif émerveillé d’une sorte de lave rutilante. C’est cela que la peinture a voulu rendre visible en une cinquantaine d’approches : papiers, soie, toile.  

La mort de Mâtho, 1994, acrylique sur toile, 120x200cm 

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